Puisque prévoir est déjà fait, il faut gouverner maintenant

Le glacier des Bossons, à Chamonix, se réduit visiblement et rapidement.

Aujourd’hui, le changement de nom et d’objectif de ACIDD, ex-association communication et information pour le développement durable devenue Fondation des transitions, ainsi que celui de l’université d’été de la communication pour le développement durable qui se transforme en Université d’été des Transitions, témoignent que ce n’est plus la communication qui constitue l’enjeu principaldu développement durable, mais bien la capacité collective à engager de réelles transitions.

Puisque le constat du déréglement du climat par l’homme est désormais partagé, se pose  la question des voies à emprunter pour s’efforcer d’en limiter les conséquence, avant même de s’y adapter.

L’université d’été ACIDD se transmute en Université d’été des transitions

L’université d’été de la communication pour le développement durable devient l’Université d’été des transitions. Elle aura lieu à Bordeaux les 12 et 13 septembre 2018. Après quinze éditions et 10 000 participants, à Buoux puis à Bordeaux, c’est le symbole de l’évolution des enjeux en matière de développement durable qui passent du domaine de la conscientisation à celui de l’action. L’ambition est de faire du nouveau rendez-vous bordelais un espace d’échanges et un creuset de réflexion pour les acteurs de la société, tant institutionnels qu’entrepreneuriaux.

Les marques sauveraient-elles le développement durable ?

Serait-ce la nouvelle doxa ? Les marques s’en occupent, donc l’aube du développement soutenable va bientôt se lever.  C’est le discours qui semblent se construire actuellement ; cf. cet article dans Influencia (« revue de l’innovation, de la communication et des tendances »).

De l’eau tiède ?

« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ». La célèbre phrase de Danton, évidemment prononcée sur des sujets bien plus vitaux que les nôtres, peut aussi être convoquée pour appeler à un nouveau souffle de la comm unication publique.

La petite tempête soulevée par une campagne récente de Grenoble Alpes Métropole* est une alerte parmi d’autres. On y voyait une femme, des enfants, un étudiant emballés de papier transparent. « Une image d’absurdité pour attirer l’attention sur le fait qu’on emballe trop » explique le dircom Jean-Marc Lesaulnier. Mais l’image de la femme empaquetée a suscité le courroux de certains. Du coup, emballement sur les réseaux sociaux, polémique. Et évidemment la collectivité ne peut pas se contenter de hausser les épaules ; elle doit répondre, argumenter, se justifier, jusqu’à retirer une partie de la campagne. La communication est pointée du doigt. Pas de leçon générale à en tirer mais une réflexion que partage Jean-Marc Lesaulnier : « Si tu proposes de l’eau tiède, personne n’y prête attention ; mais si tu cherches à être remarquable, tu prends le risque d’être interpelé par tout un tas de groupes de pression ».

Lost in transition ? Le temps des possibles

La 15e Université d’été d’ACIDD se tiendra à Bordeaux, les 28 et 29 août 2017. La première journée en est ouverte à tous, sur simple inscription ici

Cette édition poursuit la nouvelle séquence de démarche coopérative sur la question « Lost in transition ? », entamée l’année dernière. Il s’agit de partager et d’échanger sur les expériences et initiatives qui se mettent en place dans le cadre des transitions énergétiques, écologiques, digitales… afin de définir des repères et des démarches d’accélération.

L’immobilier d’entreprises et d’activités en questions aux JERU

Atout ou boulet ?  On peut légitimement s’interroger sur les manières d’intégrer l’immobilier d’entreprises ou d’activités dans les opérations de rénovation urbaine. Peut-être l’une des pistes consiste-t-elle à proposer des offres sinon pionnières du moins innovantes ? Pour apporter des éléments de réponse à cette question, j’animerai un atelier le 5 juillet lors des JERU, les journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain proposées par l’ANRU à La Villette les 5 et 6 juillet prochains, sur le thème  « Immobilier à vocation économique, quoi de neuf ? » avec les contributions de Marie Cotard, de Rennnes Métropole, de Emeric Poncet et Marion Chaumonet, de Grenoble Alpes Métropole. Un atelier-débat où se livrent retours d’expérience et regards différents.

 

Les limites de la mutualisation des services de communication

Engagé il y a plus de dix ans dans plusieurs grandes agglomérations, la fusion des directions de communication entre ville-

L’aigle à deux têtes représente le pouvoir multidimensionnel d’une entité politique unique (ici celui de l’Empire romain germanique, auteur : Par Originally uploaded by de:Benutzer:Hansele — Wappenbuch von Johann Siebmacher, Domaine public, cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Aigle_à_deux_têtes)

centre et son agglo est-elle la tendance du moment ? Pas sûr. Et cela alors même que la mutualisation dans les autres services est plus que jamais la doxa du moment. Selon le dernier baromètre de la communication intercommunale réalisé par Epiceum (dont je suis consultant associé) 3 % des quelque 1 900 communautés de communes et 7 % des 240 communautés d’agglomération, urbaines ou métropoles ont des services en tout ou partie mutualisés. « Pour l’avenir, guère plus de 10 % des intercommunalités disent « envisager » cette mutualisation » soulignait La Gazette des communes et en réalité cette mutualisation concernera sans doute plus des outils que les services eux-mêmes.

Les raisons se combinent pour expliquer cette prudence.

Gardons on tête que la lisibilité ou légitimité démocratique de l’agglomération reste faible et donc que son audience l’est tout autant même si ses moyens sont importants.

Les aléas politiques peuvent séparer la ville-centre de son agglomération ; cela s’est vu à Bordeaux, cela se voit à Lille. Fusionner aujourd’hui pourrait être un pari risqué sur l’avenir.

Performance des collectivités sur les réseaux sociaux

Lors du forum Cap’Com à Marseille, j’ai animé un atelier sur « la performance des collectivités sur les réseaux sociaux » qui a fait salle comble pour écouter Céline Mas et Franck Confino. Tous deux ont dit et redit que la performance ne peut être appréhendée que par une approche multicritères, en se donnant un peu de temps et en intégrant les priorités propres à chacun.

Communication en, de et pour la Nouvelle-Aquitaine

En amont des Trophées de la communication du Sud Ouest, Réseaux Com’ 535 (que j’ai l’honneur de présider) organise une réunion sur « communication et prépositions : la communication en, de et pour la Nouvelle-Aquitaine ». Rendez-vous mercredi 16 octobre 2016 au Palais des congrès de Bordeaux, de 16h à 19h. Au programme :
– échanges avec Aurélie Loubes – directrice communication du Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine,
– point et synergies possibles de ces métiers qui représentent 15 000 emplois dans la Région.
Inscription nécessaire : ici.

L’innovation publique saluée

Selaq 2016, les prix de l'innovation

Selaq 2016, les prix de l’innovation

Mercredi soir, j’ai eu le plaisir d’animer la remise des prix du Concours de l’innovation 2016 organisé par l’Association des maires de Gironde dans le cadre du Selaq, salon des élus locaux et agents publics de Nouvelle-Aquitaine.

A propos de l’innovation et des collectivités, ce qui m’intéresse le plus ce n’est pas l’étendue de sa définition, incluant ou pas la R&D. Ce n’est pas non plus le débat sur le potentiel d’innovation des collectivités et des administrations; une chose est sûre, il est aussi élevé qu’ailleurs.

Ce qui m’intéresse le plus à propos de l’innovation, en tant que communicant public, c’est à dire de praticien du dialogue entre citoyens et institutions, d’accompagnateur des politiques publiques au croisement du développement territorial, du digital et du développement durable, c’est de s’interroger sur les conditions qui la permettent : j’en identifie trois.